La reproduction :
L’accouplement se passe
après une parade amoureuse ou la femelle doit faire son choix entre
plusieurs prétendants.
La gestation synchronisée
avec la migration annuelle, dure environ 11 mois.
Le taux moyen de
reproduction est de 1 petit tous les deux ans et demi. A sa naissance le
baleineau mesure en moyenne 4 mètres et pèse 1 tonne, il est à peu près
aussi long que les nageoires pectorales de sa mère. Au moment de la
migration le baleineau a atteint la moitié de la longueur de sa mère.
La maturité sexuelle est
atteinte vers 4 et 5 ans.
Le baleineau reste
toujours très proche de sa mère qu’il tête régulièrement,
l’allaitement dure environ 1 an. Si un danger survient la mère se place
en bouclier entre le danger et le petit.
La durée de vie d’une
baleine à bosse est de 50 ans en moyenne.
Les comportements :
- Frappes successives des nageoires pectorales :
Vraisemblablement
lié à la parade amoureuse, ces frappes produisent des bruits assez forts
qui peuvent être perçus à de longues distances.
C’est aussi un
moyen d’affirmer sa présence ou d’intimider un congénère.
·
Frappe de la caudale :
Ce comportement
est le signe d’un énervement du cétacé ou d’une volonté de faire
passer un message à des individus distants. Le son sourd et puissant qui
en découle est réellement impressionnant.
·
Tête au dessus de la surface :
Les baleines
sortent la tête hors de l’eau pour scruter probablement les alentours !
·
Sauts :
Le saut serait lié
à l’accouplement, il correspondrait à un appel du male.
Certains
observateurs lui attribuent un rôle communicatif, de marquage de
territoire et d’autres une façon de se débarrasser des parasites.
Enfin il faut
savoir que les baleines à bosse sont les plus douées dans l’art du
saut, elles ont la particularité de pouvoir sortir entièrement de
l’eau même si il est très rare d’assister à un tel saut. Un saut de
baleine est un moment magique et grandiose que vous n’oublierez jamais.
·
Caudale immobile au dessus de la surface de l’eau :
Cette position
correspond vraisemblablement à une attitude de repos, d’allaitement, de
thermorégulation ou bien à une attitude de refus de la part d’une
femelle devant les avances d’un mâle.
La
migration :
Les
baleines à bosse migrent entre les zones d’alimentations situées sous
les hautes lattitudes polaires et les aires de reproduction des eaux
tropicales chaudes, dépourvues d’intérêt alimentaire, mais propices
à la reproduction et au développement du baleineau dans les premières
semaines de la vie.
Baleines
et baleineaux passent dans des eaux dont la température est supérieure
à 25° à des eaux à 4°.
Les
baleines arrivent par vagues successives et par catégories différentes
en fonction de leur statut vis à vis de la reproduction.
Le
chant des baleines :
Le
chant se caractérise par des grognements, des sifflements, des
grincements, des gémissements, des grondements, des ronflements…..
Le
chant est composé de phrases formant ensemble une séquence qui est répétée
parfois pendant des heures. La durée de la séquence est d’environ un
quart d’heure.
Il
faut savoir que c’est une activité exclusivement pratiquée par les mâles
qui correspond à une alarme à adressée aux congénères, à un marquage
du territoire, un élément de parade amoureuse ou communication
agressive.
Les
baleines communiquent à des distances de quelques dizaines de kilomètres
à plus de deux cents kilomètres de distance. Ceci concerne les sons
audibles par nos oreilles.
Les
baleines à bosse produisent également des infra-sons inaudibles par
l’oreille humaine. On les capte grâce à des enregistreurs spéciaux.
On pense qu’ils sont émis pour permettre aux individus de se repérer
entre eux et de communiquer. On pense aussi que ces sons permettent une
communication à plusieurs milliers de kilomètre et donc d’un océan à
un autre !
L’Observation
des baleines :
Chaque
année 10 millions d’observateurs approchent les baleines.
Il
est de notre responsabilité collective de protéger les cétacés contre
de mauvaises attitudes et le harcèlement en respectant quelques règles
élémentaires :
·
Ne jamais foncer à plein régime sur les animaux.
·
Réduire de façon significative les moteurs à l’approche
de la zone d’observation minimale fixée à 100m.
·
Limiter l’observation d’un groupe de baleines et ne pas,
à longueur de journée, poursuivre toujours les mêmes.
·
Ne jamais couper la route la route à un cétacé ou un
groupe de cétacés.
·
Ne jamais séparer une baleine de son baleineau en passant
ou s’arrêtant entre les deux.
·
Toujours naviguer parallèlement à un groupe de cétacés
en mouvement sans jamais essayer de les poursuivre.
·
Pour votre sécurité, ne vous approchez pas trop près
d’un groupe en train de sauter.
·
La durée d’observation ne doit pas excéder 60 minutes.
·
Il est interdit de toucher et de plonger avec des baleines.
Soyez patients !
Les baleines
sont curieuses !
Le mieux est de
progresser doucement vers elles.
Établissez un
contact progressif et le plus pacifique possible.
Les dangers pour les
baleines :
- Naturels : Les prédateurs (requins et
orques) et la maladie due à un virus qui peut également toucher
d’autres espèces.
- Responsabilité humaine : La pollution
chimique (pesticide, PVB) et acoustique (bruit de navire,
plates-formes pétrolières, explosions), les collisions avec les
bateaux, les filets dérivants.
Très récemment
des chercheurs ont observés une nouvelle maladie chez les petits
organismes due à la pollution chimique.
Ces
petits organismes constituant le plancton sont donc la base de la chaîne
alimentaire sous marine, et cette maladie est donc capable de toucher
toute la chaîne !.
- La chasse baleinière (traitée ci-dessous)
La chasse baleinière :
C’est au milieu du XIX
siècle que débutent les grands massacres des cétacés.
Les progrès techniques ,
harpons explosifs, bateaux plus rapides, air comprimé pour gonfler les
carcasses, navires usines, ont, en l’espace de 50 ans, permis de tuer
plus d’un million de cachalots, un demi million de rorquals communs, 350
000 baleines bleues, 250 000 baleines à bosse.
Deux millions de baleines
ont été tuées dans l’Océan Austral.
Aujourd’hui, l’Océan
Indien est un sanctuaire pour les cétacés et toute action visant à leur
nuire y est formellement interdite. De plus, depuis 1966, la loi interdit
de chasser la baleine à bosse. Depuis le 7 décembre 1994, sur
l’initiative de la France, l’Océan Antarctique a également été décrété,
sanctuaire baleinier. La mise
en place de ce sanctuaire (50 millions de km autour de l’Antarctique) a
été d’une importance capitale pour le rétablissement des populations
de baleines.
Cependant, malgré les
victoires remportées sur la chasse commerciales, la plupart des
populations de cétacés restent toujours en danger. Malgré l’entrée
en vigueur du moratoire en 1985-1986, le Japon, la
Norvège, la Corée
du Sud ont continués le massacre des cétacés à des fins « scientifiques ».
En fait, ces recherches pseudo-scientifiques cachent clairement des
intentions d’exploitations commerciales de la viande. Au mépris de
l’opinion internationale, le Japon
continue de traquer même depuis 2000 à l’intérieur de la zone protégée
du sanctuaire de l’Antarctique.
Aujourd’hui il reste
pour la plupart des espèces 5 à 10 % de la population originelle.
Pour certains grands
mammifères marins, il est sans doute déjà trop tard !
La seule alternative sérieuse
pour lutter efficacement contre cette extermination est de développer un
secteur économique autour de l’observation scientifique et touristique
des baleines.
Ces activités
respectueuses des cétacés permettront ainsi de créer une mobilisation
forte autour d’un secteur économique qui aujourd’hui est en plein
essor.
En savoir plus sur les baleines à bosses
J’ai rédigé
cet article à l’aide du guide pratique
« Les
baleines a bosse à Madagascar »
Carambole édition
MEGAPTERA
Megaptera.mayotte@wanadoo.fr